Comme beaucoup d'entre vous, j'ai été très déçu du choix des français ce 6 mai 2012. La déception que j'ai pu éprouver, le sentiment d'abandon et les regrets qui ont pu furtivement m'habiter ne doivent pas être cultivés.
Le jugement du suffrage universel s'impose à tous, en dépit de tout ce que nous pourrions formuler. Les 48% de Nicolas Sarkozy sont un démenti cinglant à l'annonce de raz de marée rose que laissaient entendre les observateurs, ils sont aussi un hommage encourageant au travail qui a été abattu par notre famille politique pendant cinq ans.
Ce dimanche, les français ont fait le choix d'une alternance politique que je n'approuve pas. Sachons cependant, comme nous y invitait hier soir notre Président, ne pas avoir la défaite trop mauvaise et espérons sincèrement qu'ils n'auront pas à le regretter trop amèrement.
Souhaiter bonne chance à la France ne signifie pas pour autant laisser le champ libre aux socialistes ! Nos idées et nos valeurs méritent toujours autant d'être défendues dans le débat public, c'est pourquoi il nous faut dès aujourd'hui nous tourner vers les législatives !
Avant de m'y jeter avec encore plus de ferveur, je tenais à vous remercier tous individuellement de votre investissement. Vous nous avez permis d'être présents très régulièrement dans chacune des villes de notre circonscription, c'est un travail qu'il nous faut poursuivre et accentuer. Au cours de ces six mois de campagne, il y en a toujours eu un ou une pour se lever tôt et se rendre dans les gares, un ou une autre pour se coucher tard et coller des affiches, d'autres encore pour se déplacer loin de chez eux et afficher notre détermination à faire gagner la France Forte.
Je veux enfin saluer et remercier notre candidat, Nicolas Sarkozy, qui jusqu'au bout, n'aura pas failli. Jamais dans l'histoire de la Ve République un Président n'aura eu autant à se battre contre les forces qui enchainent et freinent notre pays. Il ne les a pas esquivé et les a courageusement combattues. Je ne suis pas un fanatique de Nicolas Sarkozy, mais je suis de ceux qui pensent que les cinq ans qu'il a passé à la tête de l'État l'ont changé, et qu'il incarnait le mieux les valeurs dont la France aura besoin dans les cinq années qui viennent. L'histoire nous dira s'il a encore un rôle à jouer pour les français.
La défaite que nous venons d'essuyer peut aussi être perçue par certaines personnes comme le signal d'éclatement de notre famille politique. Je le dis clairement, je ne suis pas de ceux-là. Les appétits que certains égos peuvent avoir pour déconstruire la droite ou faire dissidence me paraissent montrer toute la grandeur et le désintéressement de leurs intentions pour la France. Se battre contre notre propre famille ou contre nos candidats, c'est faire le lit de la gauche et risquer par le jeu des pourcentages et des triangulaires, la possibilité d'une Assemblée socialiste.
Pendant les semaines à venir je serai donc engagé aux côtés de Pierre Lequiller, homme de terrain et d'expérience, qui saura représenter nos territoires et relayer nos préoccupations à l'Assemblée nationale.
C'est une nouvelle campagne qui s'ouvre et j'espère que vous serez nombreux à le porter avec moi pour le mois de campagne qui s'annonce. J'espère dans cet esprit tous vous retrouver très vite sur le terrain des idées et de la 4eme circonscription des Yvelines !
Bien à vous.
Cyrille
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